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Conférence donnée à l’occasion de l’Assemblée Générale 2001 d’ADELI le 14 décembre 2001 sur les processus d'affaires et la maîtrise du Système d'Information.
Le titre de la conférence pourrait constituer, à lui seul, le programme d’un enseignement universitaire de plusieurs années. L’exposé était fort dense et nous en retiendrons quelques lignes directrices :
- La notion de « processus d’affaires » autorise enfin le rapprochement entre le domaine des systèmes informatiques et celui des domaines organisationnels, jusqu’ici peu communicants. Informaticiens et organisateurs pourraient-ils arriver à se comprendre : Le débat était lancé.
- La modélisation des traitements restait réductrice, car elle ne traduisait pas suffisamment l’aspect dynamique des processus et en masquait la finalité. De même, la modélisation des données, orientée vers la conception des bases de données, masquait la notion plus naturelle de document. Le couple documents-processus vient remplacer le modèle données-traitements, de façon plus souple et mieux adaptée à la description du fonctionnement de l’entreprise.
- La notion de processus « suite semi-ordonnée d’activités concourant à l’obtention d’un bien ou service » a été éclairée par de nombreuses définitions et mise en regard de celle de modèle, qui en apporte une représentation simplifiée (on ne confondra pas le processus lui-même, dans sa complexité, et le modèle qui en fournit une description).
- La modélisation, véritable couteau suisse de l’ « informaticien - organisateur - qualiticien - systèmicien », a été présentée dans ses différentes fonctions d’outil d’étude, d’analyse, de simulation, de description, d’amélioration, de standardisation, de paramétrage, de support de workflow. Différents types de modèles utilisables dans différentes situations ont été (trop) rapidement présentés.
- La question du choix du modèle amenant tout naturellement à poser celle du choix du méta-modèle, nous atteignîmes un niveau réellement méta-physique lorsque fut évoquée la notion de méta-méta-modèle.
- Un ensemble de conseils pratiques nous ramena à nos questions de départ sur le choix des outils (simples logiciels de dessin, grapheurs, modeleurs dérivés des AGLs, voire méta-modeleurs).
Les questions posées étaient pragmatiques : Un modèle peut-il tenir sur une page A4 ? Les utilisateurs peuvent-ils apprendre à lire les modèles ? Un modèle se valide-t-il ? Par quelle méthode ?.
Toutes les réponses ne furent pas apportées. Cet exposé magistral s’acheva sur une invitation que nous ne pouvons que reprendre à notre compte.
| Fichier attaché | Date | Taille |
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Conférence de Gerard Saccone à l'Assemblée Générale ADELI 2001 | 15/04/10 1:51 pm | 5.7 Mo |
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